Et si la dépression & le burn-out ne surgissaient pas de nulle part ?

Coucher de Soleil

J’ai beaucoup hésité avant de poster ces mots,
Parce qu’ils sont délicats à écrire et à partager.
Mais je sais aussi pour l’avoir vécu, que lire les mots de quelqu’un qui vit les mêmes épreuves que nous peut s’avérer salvateur.
Parce qu’alors nous ne sommes plus seuls à traverser des moments difficiles.
Et même si ça n’amène pas de solution immédiate,
Ça fait déjà une grosse différence.

Alors à mon humble échelle,
Permettez-moi de déposer ces mots.
En espérant qu’ils puissent aider quelqu’un qui ne va pas bien.

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Si on m’avait dit un jour que vivre serait un sport de combat, je ne l’aurais pas cru.

J’aurais simplement regardé la personne gentiment.

Mais voilà, c’est ce que j’ai vécu l’année dernière.

Appréhender chaque jour comme un nouveau round qu’il faut affronter.

C’est ça la dépression ou le burn-out, un sport de combat pour lequel il faut chaque jour monter sur le ring, parer les coups, et essayer de rester debout.

Certains jours, c’est compliqué. Et juste réussir à se préparer à manger ou à sortir prendre l’air ressemble à une victoire.

Oui, c’est comme ça.

Il y a des jours avec et des jours sans.

Des jours sans soleil et des jours plus doux.

Parfois on n’en voit pas le bout.

Lorsqu’on ne voit même plus les rayons du soleil percer à travers les nuages.

Alors le combat commence.

Car il faut prendre sur soi pour simplement espérer des lendemains meilleurs et mettre un pied devant l’autre.

Oui, c’est long.

Mettre un pied devant l’autre sans savoir pourquoi on le fait, ni quand l’on reverra les rayons du soleil.

Ce n’est pas qu’on est faible ou sans ressource,
C’est qu’on a couru trop longtemps sans eau,
Ni barre de céréales.
Sans les bonnes chaussures,
Ni un corps entraîné.

Le burn-out ou la dépression ne surgissent pas comme ça de nulle part.
Ils surviennent quand on a été trop fort.e trop longtemps.

Souvent à porter seul.e une famille, des projets, la croyance de ne pas être assez bien ou d’être illégitime.
Alors tout se mélange,
Et ce n’est pas 1 bataille,
Mais plusieurs batailles simultanées que notre corps mène,
Pour se prouver à nous-mêmes qu’on est capable,
Pour prouver aux autres qu’on n’est pas une erreur de casting,
Pour tenir la boutique lorsque nos collègues sont à bout de souffle.

C’est tout cela qui nous étouffe en même temps.
Qui nous asphyxie petit à petit.
Qui nous laisse sans air,
Sans eau,
Et sans ressource.

Alors avant de finir dans le noir d’avoir couru 3 marathons en même temps,

Posez-vous cette question :
Comment je vais en ce moment ?

Comment je vais vraiment ?

Acceptez de ne pas aller si bien que ça,
Acceptez d’être fatigué.e, stressé.e, perturbé.e,
Acceptez de demander de l’aide,
Parce que c’est le meilleur antidote à ces troubles anxieux, dépressifs, ou d’épuisement.

Se demander comment ça va,
Et lever le pied avant d’être à plat.

Parce que vous ne pourrez plus rien pour votre famille, pour vos collègues ou vos amis lorsqu’un matin vous ne pourrez plus vous lever du lit,
Lorsque vous aurez perdu l’appétit ou le sommeil,
Et que peu de choses vous enthousiasmeront.

Soyez courageux,
Préservez-vous.

Et rappelez-vous ceci :
Vous n’êtes pas seul.e,
Et vous n’êtes certainement pas faible.

Votre corps a besoin de temps pour récupérer toute l’énergie qu’il a laissée dans votre marathon professionnel, familial, et personnel.
Le Soleil reviendra.

Lucie